Une vie parisienne (2000-2003)

Cet été 2000, c'est l'été de tous les succès : je viens de décrocher un CDI dans une startup prometteuse. Je vis en plein Paris. Je me suis fait des amis admirables. Et lorsqu'on m'interroge sur ma nouvelle existence, dans les réunions de famille, si ce n'est pas de la fierté que je ressens, c'est au moins du soulagement intérieur. Non, je ne suis ni un loser, ni un fardeau, tenez-vous le pour dit.

Sur le chapitre sentimental, pourtant, les choses restent un peu compliquées, et ça, je ne vais certainement pas en parler dans les réunions de famille.

Quelques histoires à demi sérieuses avec des mecs en 2001, qui se terminent toutes assez mal, et dont je me remets non sans peine à chaque fois.
Sont-elles encore trop récentes pour que j'ose les remuer, ou étaient-elles finalement trop insignifiantes ? On en trouvera ici un petit historique, bien naïf et subjectif.

Des plans à la noix ensuite, avec des types de passage, dans mon studio de la rue du Temple, des mecs barbants ou compliqués, infantiles ou distants, qui m'utilisent, qui s'en fichent, ou qui ne veulent finalement pas de moi. Ou dont je ne veux pas, parce que je les trouve trop pressants, trop vilains, trop vieux, trop ceci ou trop cela...
Ce n'est pourtant pas l'envie d'aimer qui me manque. Mais comme je me méfie encore beaucoup de ces mecs plus « expérimentés » que moi, ou que j'imagine tels, je m'éclipse sitôt que je commence à douter, sitôt que je ne me sens plus en confiance.

En avril 2002, je démissionne de mon agence web boulonnaise pour rejoindre une agence web parisienne, laquelle s'avère se porter aussi mal que la précédente, où licenciements et démissions se succèdent dans un climat de persiflages et de suspicions un peu désagréable, mais qui présente l'avantage indéniable d'être située dans le quartier où j'habite, à cinq minutes à pied de chez moi.
Ce petit bénéfice matériel m'aide à mieux digérer la dose de crétinisme informatique que je dois y avaler chaque jour.

Voilà pour le chapitre professionnel, guère plus brillant, on le voit, que le chapitre sentimental.

En septembre 2003, je m'inscris aux cours du soir du CNAM, le Conservatoire National des Arts et Métiers, avec la vague idée de décrocher à terme un diplôme un peu plus valorisable que la collection de Bac+2 que je me suis confectionnée en mathématiques, en musique et en informatique depuis l'obtention de mon bac onze ans plus tôt. C'est idiot, mais à l'occasion de mes recherches d'emploi pour changer d'entreprise, j'ai pu constater que de nombreux postes en informatique restaient réservés aux détenteurs d'un diplôme d'ingénieur.

dans la cuisine
Voici pour finir, pêle-mêle, en guise de conclusion, le récit de quelques anectodes qui me sont arrivées entre 2002 et en 2004, toutes aussi vraies que dénuées d'intérêt :