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Dimanche 18 février 2018

Un hiver sans relief, sans joie particulière. Je me demande d'ailleurs pourquoi je m'entête à déballer ici toute l'inanité de ma vie. Quand on n'a rien à dire, ne vaudrait-il pas mieux se taire ? Je suis trop bavard, c'est bien connu.

Noël à Rouen. Conscience aigüe que ma mère et mes sœurs sont là, que je profite d'instants précieux.

Nouvel an passé tout seul chez moi, comme chaque année. Une situation hautement symbolique : commencer l'année tout seul. Je m'y suis plus ou moins fait, mais je n'ose pas toujours avouer que je n'ai été invité nulle part pour le 31. Paria ! Paria que je suis !

Pérégrinations en banlieue pour retrouver un vélo de course d'occasion, un qui soit à ma taille, et qui se prête à ma posture peu orthodoxe. Me retrouve avec trois vélos sur les bras maintenant.
Symboles du vélo : l'échappée, l'exploration, voler de ses propres ailes...

Mi-janvier : la grippe me cloue au lit presque une semaine. Mais satisfaction de pouvoir dormir dans la journée, de pouvoir regarder les nuages passer dans le ciel depuis mon lit. De pouvoir continuer la lecture du journal de P. Fermor, dont le récit de son voyage à pied à travers l'Europe en 1933 aurait été vraiment excellent... s'il nous avait épargné ses petites leçons d'histoire. Très bonnes pages sur Munich et Vienne.

Seul réconfort, dans ce tableau morose : les échanges inattendus que j'ai parfois dans ce bar du Marais que je continue de fréquenter, ou dans cette association gay que j'ai fini par rejoindre. Impression d'exister pour des gens qui ne savent pas grand-chose de moi, qui n'ont pas de raison de m'en vouloir, dont je pique la curiosité, et auxquelles je m'ouvre peu à peu, sans arrière-pensées.
Mais je radote, je l'ai déjà écrit ce truc.

J'étais au bureau l'autre jour, je regardais la neige tomber lentement sur les toits de Paris, et voilà que je me suis mis à rêver d'U.
J'imaginais qu'on s'installait ensemble, lui et moi. Qu'on faisait ménage, quoi. C'était totalement délirant comme idée, bien sûr. Pas seulement parce que rien ne s'est jamais produit, et ne se produira jamais entre nous. Pas seulement parce qu'il a déjà une copine (!). C'était délirant parce que j'ai toujours vécu seul, comme un ours mal léché, et que vu mon âge à présent, la situation ne risque plus guère d'évoluer.

Chaque jour avec lui ! Elle est bien bonne. Mais réfléchissez un peu, ma fille ! Le besoin de solitude qui me rattraperait vite. L'angoisse qu'il ne finisse par me quitter, pour une nana ou pour un mec (il est très sociable). Nos désaccords au quotidien. Ses copains hétéros qui me saouleraient. Sa passion pour le sport (il adore le foot). Je ne tiendrais pas trois jours.
J'ai eu ainsi beau soumettre ce projet farfelu à la question, lui faire éprouver, impitoyablement, toute la rigueur de ma raisonnable objectivité – de mon apparente objectivité –, je me suis accroché à l'idée comme un enfant à une croyance erronée.

Car ce n'est pas seulement de l'attraction que j'éprouve pour U., c'est aussi le besoin, surprenant chez moi, de sa simple présence. J'aime quand il est à mes côtés, je ne m'en lasse pas. J'aime son regard positif, sa spontanéité, sa curiosité. J'aime sa silhouette élancée et sportive à la fois. J'aime ses yeux bruns, pétillants, pleins de vie, son sourire, et ce qu'il dégage quand il me regarde. Quand je suis avec lui, je me sens en confiance. Je sais, et je sens, qu'il m'aime bien, que j'existe à ses yeux, mais sans être une proie pour autant, sans être le moucheron qu'il compte attirer dans sa toile. Il ne cherche pas à m'épater, à me juger, à me dominer. Il vit sa vie, avec peu d'attaches, et beaucoup de curiosité. Je sais qu'il n'a pas hésité à entreprendre, seul, des choses qui lui tenaient vraiment à cœur (un voyage en Iran, un stage en Corée...) C'est aussi pour ça que j'ai fondu pour ce garçon : parce qu'il est indépendant, et que je ne peux pas m'attacher à quelqu'un qui ne serait pas indépendant.
Parfois, quand on se regarde lui et moi, j'ai l'impression de me reconnaitre en lui, moins dans la personnalité ou dans le caractère, que dans la morphologie, dans la structure physique et mentale, dans les réflexes, dans des sortes d'antécédents physiques et psychiques très profonds, comme si nous étions issus d'une ancienne et même famille, comme si nous avions été frères de sang, dans des vies antérieures, et qu'à cause de cette sensation de familiarité que j'éprouve en sa présence, je pouvais m'imaginer vivre avec lui – de la même façon que j'ai pu vivre avec mes parents et mes sœurs au jour le jour pendant 25 ans.

Mais est-ce vraiment de l'amour ? Ou du délire ? Un énième idéal que je m'invente ?
Il faut dire, je ne suis plus amoureux depuis longtemps. Je ne sais plus ce que c'est, l'amour. Mon cœur est devenu tout sec, tout ratatiné, c'est triste.

En tout cas, je sais qu'il n'y a aucun espoir. Mardi dernier, en sortant du cours d'allemand, on a fait quelques courses rapides ensemble au Monoprix. Je sentais bien qu'il ne pensait qu'à la soirée foot qui l'attendait chez un pote juste après, qu'il n'avait aucune réelle envie que nous fassions nos courses ensemble comme un vieux couple, et que je lui collais dans les baskets plus qu'autre chose.
Mais il est trop amical et trop poli pour me le signifier brutalement.

Et je ne veux pas perdre le peu que nous partageons.

Jeudi 1er mars 2018

Quelques concerts.

Loney Dear. Est-ce sa voix habile et plaintive, ses harmonies mineures, son style décontracté ? En tout cas, pas déçu. Ai même versé des petites larmes. Retrouvé l'état d'esprit de mes concerts rouennais d'antan, quand j'allais voir Pulp ou Divine Comedy en concert à l'Exo7, et que j'en ressortais tout chamboulé, plein d'une envie renouvelée de faire, moi aussi, de la musique.

Nourris Prolo, le chat d'I., partie en vacances. Pauvre chat de 19 ans, très affaibli, dont je m'occupe pendant une semaine. Créature chétive, efflanquée et fragile comme de la dentelle, décharné et engourdi par la dénutrition – ou la maladie, on ne sait trop –, que je soulève et repose avec d'infinies précautions, que j'accompagne à la cuisine pour lui donner à la cuillère de la pâté diluée avec de l'eau, car il ne peut plus rien mâcher, et qui, après avoir fait l'effort d'ingérer ce qu'il peut, s'approche lentement de moi sur le canapé, et se laisse tomber sur mes genoux. Je sens, contre mes doigts, les coussinets tout froids de ses petites pattes. Je le caresse très doucement, je voudrais lui donner de la chaleur, de la vie. Il ronronne un peu, mais le simple fait de ronronner semble lui coûter. Il me fait une peine incroyable.
Dehors, il fait nuit, il gèle, ce sont les journées les plus froides de l'hiver, dit-on.
Quand je le quitte, il se tient immobile sur un sofa, devant un radiateur, la tête tombante, l'esprit ailleurs.
Dans la nuit, sous mes couvertures douillettes, je me réveille parfois et je repense à lui, lui qui attend tout seul dans le froid de son appartement. Quand je reviens le soir suivant, je m'attends au pire, au moment d'ouvrir la porte.
Mais à force de patience, et en expérimentant plusieurs pâtés pour chat, je remarque qu'il mange chaque jour un peu plus, et qu'il reprend vie. Pourvu que cela dure.

Dimanche 4 mars 2018

J'ai une capacité épatante à me présenter aux autres sous mon plus mauvais jour. Et je m'en amuse. Je m'imagine qu'en faisant ça, je veux dire, en me parant de mes vêtements les plus repoussants, par exemple, en me la jouant pessimiste, passif et hyper-blasé, je fais preuve d'une sincérité et d'une honnêteté qui me seront récompensées. Qu'on appréciera mon naturel, ma franchise. Qu'on saura distinguer, derrière la laideur de mes défauts, la beauté de mon âme. Sauf que pas du tout, si j'ai paru pessimiste, passif et hyper-blasé, alors j'en subis les conséquences, comme tout le monde.

Dernier exemple en date, lundi dernier : débarque chez moi une grande pouliche dénichée sur Grindr. De la même façon que j'évite d'en trop savoir sur un film que je m'apprête à aller voir au cinéma (me contentant d'en connaître le nom du réalisateur, par exemple) afin – on l'a compris – de me réserver une bonne surprise, je m'étais arrangé pour tout ignorer de l'individu qui s'invitait chez moi ce soir. Aucune question, rien. Je me souvenais juste qu'il était mignon sur ses photos, sur toutes ses photos, ce qui, sur le moment, j'avoue, m'avait paru le plus important. Et lui, curieusement, ne m'avait pas questionné non plus. Pas même exigé un détail sexuel, du genre actif-passif, t'aimes quoi, tu suces, etc., l'interrogatoire habituel que tous les pédés ne peuvent s'empêcher de faire subir, à un moment ou à autre, au poisson qu'ils tiennent au bout de leur fil. Etrange. Je commençais à me dire qu'il y avait anguille sous roche, que c'était louche, surtout qu'il semblait très désireux de me rencontrer. Une personne très désireuse de me rencontrer ? Ça doit être une sacrée emmerdeuse. Ou un cambrioleur. Ou un fou. Mais on s'était échangé des SMS dans la journée, et les siens m'avaient paru normaux, bien écrits, équilibrés.
Vraiment bizarre.
Et donc le voilà qui déboule chez moi à 20h.
On se claque la bise en se regardant à peine, comme deux vieilles copines qui se sont vues encore la veille, et il pose une bouteille de Haut-Médoc sur la table, paf. Je proteste, bien sûr, sur le mode Oh il ne fallait pas, alors que j'ai les yeux qui brillent aussitôt (à la vue de la bouteille) (lui, je ne vois pas bien sa tronche, car j'ai ôté mes lunettes, par coquetterie, autant que pour ne pas contrarier ma libido, au cas où il ne se révélerait pas aussi mignon que sur ses photos).

De tout à trac, il m'explique que, comme il ne savait pas si j'avais envie d'un plan cul ou d'autre chose, il a jugé bon d'amener cette bouteille de vin.
Au lieu de lui répondre qu'on la boirait après avoir fait plus ample connaissance, et là, de l'attirer dans mes bras pour l'embrasser, comme la vamp entraine sa proie dans son piège de volupté, je me contente de lui ricaner à la figure, et de déclarer platement que moi non plus je ne savais pas ce que nous allions faire ensemble. Là dessus, je sors d'un placard deux vulgaires verres de cantine dont je m'excuse en gloussant, en prétextant que mes verres à pied sont sales, je me précipite sur mon tire-bouchon pour ouvrir sa bouteille, en débitant je ne sais quelle sottise, et nous voilà partis pour pérorer pendant une heure, avec moi qui ne m'épargne aucun effort pour me rendre godiche à souhait, en me lamentant de mon absence de volonté et de pragmatisme (afin d'expliquer pourquoi mon appartement est aussi décati par exemple, ce dont il se moque éperdument), en riant de ma propre stupidité, de mes incapacités, inaptitudes, échecs, etc.
Lui, au contraire, s'avère pas si débile : cultivé, travaillant dans le milieu humanitaire, agréable, sensible, à l'écoute, fait du théâtre, et, last but not least, fraîchement séparé de son copain après des années de vie commune. Voilà, c'est donc pour ça qu'il a l'air normal ! Il vient de rompre, et il est sur le marché depuis peu ! Vite, vite, il faut saisir l'occasion, lui foutre le grappin dessus ! Sauf que son téléphone se met à sonner soudain : c'est son coloc qui a oublié ses clefs. Putain de coloc ! Ah, je vais devoir te quitter cher Baptiste... Je suis vraiment navré, ajoute-t-il sans grande conviction. Et moi, apprenant ça, qui continue sur le même mode je-m'en-foutiste, amusé, genre, mais c'est pas grave du tout, ça nous donnera une occasion de nous revoir, hi hi hi, en sifflant mon verre et en me goinfrant de pistaches.
Il me quitte une demi-heure plus tard, sans que rien n'ait été consommé (à part son Haut-Médoc, pas mal d'ailleurs). Je m'obstine à vouloir l'accompagner au métro, en lui parlant de Prolo que je dois aller nourrir. Au fond de moi, j'espère malgré tout le revoir. Mais à la manière précipitée, un peu inattendue, dont il se précipite vers la bouche de métro après m'avoir fait une bise, je comprends que cela ne sera pas le cas, et qu'un petit texto de rattrapage ne sera pas suffisant.

Verdict : zéro, zéro pointé pour ma performance.

[note ultérieure : effectivement, le SMS de rattrapage ne sera pas suffisant ; mais peu importe, cette greluche barbue était finalement bien précieuse et sucrée, comme du miel, j'en aurais fait une indigestion en cinq sec]
[La semaine suivante, rebelote avec un autre gus. Cette fois-ci, je ne le laisse poser aucune bouteille sur la table, et je lui saute dessus en arrivant. Un excellent coup, 20/20. Mais de mes succès, je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais envie de parler.]

Dimanche 18 mars 2018

Week-end à Lyon, avec Ch., Cl. et D.
Ciel plombé, températures frisquettes. Mais humeur légère, porté que j'étais par le plaisir de les retrouver.

Etrange de se retrouver avec ces filles que j'ai si souvent fréquentées dans les années 90. Dire que nous nous connaissons, Cl., D. et moi, depuis la seconde, donc depuis, voyons... 28 ans.

Ch. avec sa fille S.
M'arrange généralement pour éviter les enfants, mais là, pas le choix.
Courageux de la part de C. d'élever ainsi sa fille toute seule. Fait ça avec sérieux, amour, et justesse, mais également avec cette nonchalance qui la caractérise, ce qui la conduit à speeder en catastrophe au dernier moment.

Cl. ne supporte décidément plus l'alcool. Deux verres, et hop, tous les chevaux de sa névrose familiale sont lâchés. Névrose ou folie, je ne sais pas. Dit ne se souvenir de rien, le lendemain, des aveux éthyliques dont elle nous a gratifié, et de son discours égocentrique de mère-ivrogne. Aux Demoiselles de Rochefort, le sujet a été abordé directement. Elle en était bien consciente.
Me fichait quand même bien la honte au restau (pénétrant dans les cuisines, s'embrouillant avec un serveur, etc.) Elle a perdu sa joie de vivre, et ce qui, à l'adolescence, m'amusait et passait pour de l'excentricité, ou de l'humour, peut s'interpréter aujourd'hui, avec le recul, comme les signes avant-coureurs de son hystérie.

Et puis D., équilibrée, écolo et végétarienne, avec qui je visite rapidement le musée des Beaux-Arts le dernier jour, et que j'accompagne jusqu'à la Part-Dieu en fin de journée, sous un ciel encore hivernal.

Dimanche 1er avril 2018

Je fais des rêves sentimentaux.
Cette nuit, j'étais assis sur des marches, et je me sentais profondément abattu. Triste à un point de rupture.

Et puis un jeune inconnu, d'une vingtaine d'années à peine, venu d'on ne sait où, et qui avait – on ne sait comment – lu dans mes pensées, s'approche de moi, s'assoit à mes côtés, et, poussé par sa sensibilité et sa nature généreuse, me demande avec douceur si je vais bien. Je le regarde, interdit, j'essaye de me composer une attitude, je le remercie de sa gentillesse, et puis je cède, et nous tombons dans les bras l'un de l'autre.

Le tout sur une chanson (un peu étrange, tirée du plus profond de mon imaginaire, ou de ma mémoire) dont le refrain lancinant faisait : Take me... away. Take me... away.

Jeudi 19 avril 2018

Milan.
Pluie ininterrompue.
Hébergé chez une certaine Laura, qui vit avec son fils de 13 ans dans un appartement de classe moyenne, assez loin du centre, mais proche de l'aéroport de Linate, où j'atterris sur les coups de midi. Sur sa photo de profil Airbnb, elle apparaît, majestueuse, à contre-jour, dans l'encadrement d'une porte, genre Claudia Cardinale s'apprêtant à entrer en scène. J'arrive chez elle. C'est un petit hanneton fripé aux cheveux tout noirs et tout secs qui m'ouvre la porte. Quant à son fils de 13 ans, que j'imaginais ragazzo pasolinien, échappé d'un film de Visconti, ce n'est qu'un adolescent joufflu et maladroit, et complètement indifférent à mon sort.
Et puis la pluie, la pluie, la pluie...
Dîner minable dans un restau de fripouilles du quartier de Ticinese, où un groupe de 6 jeunes touristes chinois, assis autour d'une table ronde, consultent silencieusement leurs smartphones.
Bref, une journée pas fantastique à Milan, journée qui ne fait rien pour dissiper le préjugé négatif que j'avais déjà sur la ville.

Le lendemain, promenade sur les bords du lac de Côme. L'air est humide, mais la pluie a cessé, et le soleil fait son apparition, entre deux nuages. Visite de la villa del Balbianello, que j'atteins en sueur vers 17h (me suis tapé l'ascension de la colline qui la surplombe, après m'être trompé de chemin).
Joli jardin. Paraît qu'on y a tourné un James Bond. Jeux d'ombres et de lumière sur le lac. Nuages cotonneux accrochés aux cimes.
De retour au petit village de Lenno, je m'achète une glace sur le port, quasi désert, en attendant mon bateau pour Menaggio. Coucher de soleil étonnant sur le lac, baigné d'une lumière mystique d'argent et d'anthracite.
La pluie se remet à tomber au moment où j'atteins mon auberge de jeunesse.

Dîne au restau de l'auberge, où quelques touristes américains, ou australiens, se montrent leurs photos de la journée.

Le lendemain, crachin sur Menaggio, crachin qui s'arrête heureusement lorsque je débarque à Esino pour la visite de l'élégante villa del Monasterio.

Arrivée à Turin en fin de journée, après un rapide transit par Milan Centrale.
L'air est plus sec, le soleil se montre enfin. Un peu surpris par la taille de Turin, et par son trafic automobile frénétique. Loge dans un studio pas loin de la gare, à proximité de la piazza Madama Cristina, un quartier populaire dont je découvrirai avec stupéfaction, à minuit, en rentrant, que c'est un aussi quartier branché, et fort animé la nuit. L'appart est sombre et sent le tabac.

Le lendemain, samedi, je fais trois courses au marché du coin, puis je me mets en route pour la gare routière, d'où part mon car pour Grenoble.
Traversée des Alpes par le tunnel du Fréjus.

Passe la nuit chez JC et B., dans leur agréable maison sur les hauteurs de Grenoble. Le lendemain, déjeuner sur la terrasse, face au massif de Belledonne.
Promenade en vélo, avec Benoît, jusqu'à une cascade des environs.
Retour sur Paris, un peu à contrecœur, par le dernier TGV de la journée.